Gigue québécoise

L'histoire de la danse

 

La danse percussive peut se diviser en deux branches: la branche espagnole (c’est à dire le flamenco) et puis la ligne britannique. La gigue québécoise provient de la ligne britannique: comme le tap-dancing américain, elle est un mélange culturel entre le clogging anglais, le step-dancing écossais/irlandais et la culture américaine. C’est suite aux grandes vagues d’immigration irlandaise que ce mélange débutera. D’ailleurs, il est très évident que la culture québécoise a été influencée par ces derniers juste avec les traces que la communauté irlandaise et la communauté écossaise à laissé sur les danses traditionnelles québécoises. Cette danse est fort populaire au Québec au XIXe siècle et au début du XXe siècle et est toujours présente dans le répertoire nord-américain. 

 

La transmission des connaissances sur comment danser la gigue se faisait auparavant de bouche à oreille, de maître à élève, depuis des générations. Après la guerre, une filière de danseurs se forment au sein de troupes et l’habitude de la tradition orale se dissipe tranquillement. Il y a maintenant des possibilités d’enseignement de la gigue et de plusieurs autres danses folkloriques québécoises. Son rythme est facilement adapté à la musique moderne (par exemple, la chanson Jig of Life de Kate Bush). 

 

Les mouvements 

 

Il existe plusieurs variations de la gigue québécoise, car toutes les régions du Québec ont leur pratique individuelle de la gigue. 

 

Le gigue est caractérisé par son respect parfait de la musique, sa coordination, la finesse de ses mouvements, sa virtuosité ainsi que l’énergie qu’il faut y déployer. Enfin, c’est l’essence de la danse québecoise. Tel le tap-dancing, les danseurs portent des claquettes qui créent des percussions au sol de manière rythmée avec la musique. Dépendant du nombre de personnes qui se trouvent sur la scène, il existe différentes formations possibles. De plus, les danseurs se déplacent sur la scène.

La symbolique 

 

Danse folklorique de la province ainsi que des Maritimes, la pratique et l’apprentissage de la gigue s’effectue dans le but de préserver et mettre en valeur la culture traditionnelle québécoise. Les générations plus vieilles encouragent fortement l’enseignement de la gigue ainsi que des autres danses traditionnelles telles les danses de figures et les rondes chez les générations plus jeunes pour maintenir la culture populaire du Québec. La reconnaissance de la danse traditionnelle est très importante pour la province. Pour danser la gigue, il faut plusieurs années d'expérience et il faut suivre des cours individuels pour être un bon interprète. Généralement, ce sont les jeunes de 8 à 13 ans qui débutent des cours de gigue, mais pour être adulte et vouloir apprendre la gigue, il faut avoir une source de motivation importante (l’amour de la musique traditionnelle québécoise ou de la culture en général). 

 

 

 

Le costume 

 

Lors de la danse, les artistes portent des vêtements traditionnels. On porte ce que les paysans des siècles antérieurs portaient: c’est-à-dire, la femme porte un bonnet blanc sur la tête et ses cheveux sont attachés en chignon. Elle porte une jupe qui arrive un peu en haut des chevilles. Elle porte également un tablier blanc. Comme vêtement de haut de corps, elle s’habille d’une chemise blanche avec un veston rouge ou noir par-dessus. Elle est chaussée des claquettes ainsi que des chaussettes longues et blanches. 

L’homme, lui, porte une chemise blanche puis un veston à la couleur de son choix. Au niveau des jambes, il porte des pantalons longs noirs qui terminent où ses chaussettes blanches peuvent être remarquées. Lui aussi est chaussé, évidemment, des claquettes.