Danses autochtones

L'histoire de la danse

 

Selon les traditions des différents peuples autochtones, il y a de nombreuses danses qui s’associent à chacun d’eux. Chaque danse possède ses représentations et ses raisons d’être.

 

Par exemple, certaines danses des Micmacs imitent des mouvements d’animaux (la danse du serpent, la danse des oiseaux). C’est une façon d’entrer en communication avec l’esprit de l’animal et la nature. Il peut également aider les chasseurs cherchant à perfectionner leurs cris d’animaux pour pouvoir mieux attraper leur proie. D’autres danses illustrent leurs croyances et leurs valeurs, leur vision du monde et même leur hiérarchie sociale.

 

Les algonquiens, quant à eux, ont hérité d’un grand nombre de danses traditionnelles qui racontent l’histoire sur comment chasser et comment célébrer une bonne chasse. 

 

Les Innus dansent avant et après la chasse au caribou, car c’est un animal ‘sacré’ pour eux : la chasse d’un seul caribou peut leur apporter vêtements, nourriture, abri, outils et remèdes.

 

 

Au 19e siècle, les danses autochtones étaient mal vues par les blancs, qui les percevaient comme des danses de guerre. Cependant, ces danses jouaient un énorme rôle dans la culture amérindienne, ce qui rendait leur assimilation beaucoup plus difficile. Le gouvernement canadien a ciblé leur répression depuis des décennies. Les dirigeants des églises chrétiennes s’opposaient à toutes croyances religieuses autochtones et à leurs manifestations, que ce soit cérémonies ou danses. En 1880, certaines danses sont interdites formellement, la conséquence de leur exécution: emprisonnement. On interdit les danses traditionnelles à l’extérieur des réserves en 1914. En dépit des menaces, les Amérindiens continuent à pratiquer leurs danses en secret et ont réussi à garder la tradition vivante. Suite aux évènements de la Deuxième Guerre Mondiale, plusieurs vétérans amérindiens demandent la liberté de pratiquer leurs cérémonies et leurs danses traditionnelles. En 1951, on leur accorde ce droit. De nos jours, la danse des peuples se trouve dans les cérémonies privées ainsi que publiques amérindiennes.

 

 

Le Fancy Shawl dance

Les mouvements

 

Il y a une division de la danse selon les sexes et chacune représente un aspect de la nature. Les danses peuvent se faire en groupe ou en solo. La danse des cerceaux s’exécute en solo.

 

Les danses de l’hommes sont: 

le Grass dance: où les pas touchent le sol doucement et ce qui se fait avec un pied se répète avec l’autre. Il y a des mouvements de tête, de bras et d’épaules. Cette danse rappelle le mouvement de l’herbe dans une prairie. 

le Fancy dance: une danse aux pas rapides et comprend des mouvements acrobatiques tels que la roue et la culbute. 

le Prairie Chicken dance: elle imite la danse de l’oiseau des prairies, originaire des Cris. 

En général, les danses masculines sont mouvementées et théâtrales. Souvent, des guerriers et des chasseurs racontent leurs accomplissements de chasse par la danse. 

 

Les danses de la femme sont: 

la danse de la robe à clochettes: où les pas sont près du sol et très précis. Les mouvements sonnent les cônes de métal en suivant le rythme de la musique. 

le Fancy Shawl: qui comprend des sauts, des tours rapides et des coups de pieds. S’exécute avec un châle. 

Les danses féminines évoquent la grâce et la beauté et les pas sont contrôlés.

 

Il y a également des danses mixtes, notamment la danse des cerceaux, où le danseur exécute des formes et des positions avec un cerceau, dans le but de raconter une histoire. Les transitions de position doivent être fluides et rapides. 

La symbolique 

 

La danse de l’homme sert à imiter les tactiques utilisées lors de la guerre ou la chasse. Souvent, des guerriers et des chasseurs racontent leurs accomplissements de chasse par la danse pour mettre en valeur leur courage, leur force et leur ruse. 

 

La danse de la femme démontre l’estime qu’ont les sociétés amérindiennes traditionnelles pour elle. C’est une danse ancienne, qui rend hommage au rôle de la femme en société en tant que celle qui prend soin de la famille et la porteuse de vie. 

 

En général, les danses amérindiennes évoquent les valeurs et les traditions spirituelles du peuple dont la danse tire son origine. La danse à une grande place dans la culture amérindienne et dans les cérémonies traditionnelles. 

 

 

 

Le costume 

 

Les amérindiens n’aiment pas le terme « costume », car ils ne sont pas en train de jouer un rôle, ils honorent qui ils sont. On dit « regalia » pour les vêtements que portent un danseur du pow-wow. Confectionnés par le danseur et/ou sa famille, le regalia est d’une grande symbolique et possède un aspect sacré. Ces vêtements peuvent être décorés de perles, franges, rubans, plumes, clochettes puis des pétites pièces métalliques. Le matière peut être soit du satin, du coton, imprimé ou tissé et reluisant. Les costumes traditionnels peuvent également être faits de peaux d’animaux. Aux pieds, on porte des mocassins. On remarque aussi des crêtes de familles sur les vêtements de danse (des aigles, des corbeaux, des épaulards, des loups, des ours, etc.) Ils peuvent être des visages humains et des dessins. 

La danse traditionnelle de guerre