Flamenco

L'histoire de la danse

 

La danse flamenco a un passé historique long et important qui se lie intimement avec le développement culturel de l’Espagne. Certains pensent que le mot viendrait de la corruption du Paysan Fugitif, appliquée aux gitans après leur proscription suite à l’expulsion des Maures hors d’Espagne. Issue de ces populations exclues du Sud de l’Espagne, la musique et la danse ont des influences grecques, romaines, indiennes, maures et juives. C’est avec l’arrivée des populations maures et juives sur la Péninsule Ibérique que les danses de l’Andalousie se laissèrent influencer par ces nouvelles civilisations. Au 18e siècle, la danse Flamenco fut reconnue comme une danse structurée. Dans la deuxième partie du 19e siècle, le Flamenco se démocratisa et devint un art présenté au public. C’est l’avènement des bar-concerts (Cafe Cantante) qui enclencha ce phénomène d’expansion du Flamenco. C’est aussi grâce à ces bar-concerts qu’il y eut un rapprochement des traditions Andalouses et gitanes pour venir créer un mélange et adapter ce mélange à la pratique du guitariste et du chanteur. Lors des années 1910, le goût du flamenco se raffina puis le Flamenco Ballet pris de la popularité.

 

Après des siècles de mélange culturel, tirant ses débuts comme une expression personnelle pour les gitans et les autres cultures opprimées, le flamenco est lentement devenu ce qu’on connaît aujourd’hui. 

Les mouvements

 

Il existe 50 types de danses flamenco différentes en raison de toutes les cultures mélangées à son développement. Elles impliquent tous une grande improvisation personnelle sous forme d’expression spontanée des émotions et des sentiments de l’artiste tout au long de son spectacle. Lors d’un spectacle flamenco, le danseur ‘bailaor(a)’ reste immobile afin de “s’imbiber” de la musique. Il y a par la suite une explosion de mouvements et d’émotions sur le visage de l’artiste. Le danseur flamenco incorpore les mots chantés par le ‘cantaor’ exprimant souvent la douleur de la persécution des peuples du flamenco ou encore racontant une histoire d’amour et de souffrance. Les mouvements signatures sont ceux des bras gracieux et des claquement intensifs des pieds et des mains. 

 

La danse s’exécute ou bien en solo, ou bien en duo— le duo homme-femme représente bien souvent les danses flamenco les plus intenses. Les partenaires ne se quittent pas du regard, et se défient constamment et agressivement— il y a une tension passionnelle, émotionnelle et sexuelle qui est créée. 

 

 

 

La symbolique

 

La danse traite des plus profondes émotions qui forment la racine de l’expérience humaine: il y a une expression intense de joie, de misère et de souffrance. Cependant, il conserve quand même une sophistication extraordinaire qui rend le flamenco une danse super agréable à regarder. Lorsqu’on observe le bailaor(a), on se sent emporté par les émotions et l’histoire qu’il évoque avec ses gestes. Le danseur est simplement le déplacement physique des paroles chantées par le chanteur flamenco. 

 

 

Le costume

 

Le traje de flamenca est le costume porté par les danseuses féminines lors de leur performance. C’est l’élément visuel de la danse: habillée d’une longue robe d’une couleur opaque perçante qui arrive aux chevilles et ornées de volants colorés vifs, la danseuse captive toute l’attention du spectateur. Traditionnellement, les cheveux se portent en chignon et est accompagnée d’un manteau portée par-dessus les épaules. Il est également possible d’avoir un costume séparé en deux morceaux, soit un haut quelconque et une jupe. Le costume était d’abord porté par des gitans mais est maintenant associé à l’Andalousie et à ses festivals, par exemple: le Seville Fair.

À travers les années, il y a eu quelques changements mineurs au costume (exemple, lors des années 1960 et 1970, la jupe s’était raccourcie jusqu’au genou) mais il a rapidement retrouvé sa forme originale.