Jerusarema

L'histoire de la danse

 

 

Il y a très peu d’informations écrites sur le peuple Shona du Zimbabwe, et encore moins sur la danse Jerusarema en tant que tel. Depuis que la nation a obtenu son indépendance en avril de 1980, il y a eu une montée en intérêt en ce qui concerne la compréhension de la culture et de la société zimbabwéenne, particulièrement l’influence qu’à eu la colonisation européenne sur ces derniers. Le Shona, composé d’une série de sub-ethnies (le Ndau, le Zezuru, le Manyika, le Karanga, le Kore Kore et le Kalanga), est le plus grand groupe linguistique du Zimbabwe. Le Jerusarema est une des danses les plus distinctives du Zimbabwe. C’est une danse traditionnelle, qui peut être reconnue par le peuple juste après les premiers mouvements. Elle se dansait dans les coins ruraux du Zimbabwe de l’Est. Sous l’influence des missionnaires chrétiens, qui éprouvaient un fort sentiment de mécontentement face à cette danse sexuellement explicite, le nom a été changé de Mbende à Jerusarema. Jerusarema est l’adaptation de la ville biblique de Jerusalem par le peuple Shona. Dans un effort d'enlever la connotation négative liée à cette danse, on remplace le nom pour tenter d’y donner une connotation positive, une connotation religieuse. Les deux noms sont désormais utilisés aujourd’hui. En dépit de la condamnation des missionnaires, la danse a demeuré populaire et est devenue une source de fierté et d’identité dans la lutte pour l’indépendance zimbabwéenne. La danse risque de perdre son caractère original et sa signification car l’image de cette ‘danse exotique’ a été utilisée pour attraire des touristes et donc la popularité corrompt ses origines. 

 

 

 

 

Les mouvements

 

La danse se caractérise par les mouvements

sensuels et acrobatiques de la femme

en unisson avec l’homme, dirigés par un

seul musicien et un tambour et

accompagné de femmes qui tapent des

mains et d’hommes aux claquettes.

Contrairement aux autres danses Est

Africaines, la danse ne dépend de

plusieurs personnes en train de créer un

rythme, il suffit d’un seul joueur de

tambour. Au cours de la danse, les

hommes sont souvent accroupis en

gesticulant des deux bras et en tapant

des pieds vigoureusement pareil à une

taupe. 

 

 

 

La symbolique 

 

À cause de ses mouvements sexuels, la danse était originalement dansée exclusivement lors d’une cérémonie de mariage de la fille du chef du village, mais de nos jours, elle est ouverte autant aux hommes qu’aux femmes. La danse est habituellement dansée pour trois raisons: sociale, religieuse et cérémonielle. Elle sert à célébrer un festival et implique la participation de les spectateurs autant que des danseurs. Typiquement, une danse peut durer une douzaine d’heures, ou même des journées.

 

 

 

Le costume 

 

Lors de la représentation, les danseurs portent des jupes de paille qui font ressortir leurs mouvements de hanches. Les hommes ont le torse nu et peuvent choisir de porter des accessoires en paille autour des genoux puis les femmes en portent sur leur taille. Les deux sexes sont nus pieds pour être en contact avec le sol et la nature.