Jitterbug

L'histoire de la danse

 

Différents types de danses swing sont reconnues comme faisant partie de la danse Jitterbug, notamment le Lindy Hop, le Jive, le Big Apple, le West Coast Swing, le Whip, le Push et le East Coast Swing. Populaires dans les années 1940, ces styles sont nés vingt ans plus tôt dans les clubs de danse afro-américains aux alentours de Harlem, à New York. Les danseurs noirs modifièrent la rigidité du haut de corps qui caractérisait la danse des blancs en y incorporant la mobilité des jambes et du haut de corps typique des danses de leur héritage africain. 

 

La danse s’associe maintenant à l’image d’un danseur de swing qui danse sans aucun contrôle ni aucune maîtrise des mouvements correctes, faisant allusion à l’état de sobriété dans lequel les danseurs se trouvaient en dansant au club. En effet, le terme jitterbug vient du langage familier «jitters», utilisé pour décrire les alcooliques souffrant des effets secondaires de leur liqueur. La chanson de Cab Calloway “Call of the Jitter Bug” popularise la danse en 1934, les paroles de la chanson démontrant clairement la relation entre le mot jitterbug et la consommation de l’alcool. 

 

“ If you’d like to be a jitter bug,                                               

First thing you must do is get a jug,                               

Put whiskey, wine and gin within,                        

And shake it all up and then begin.                                   

Grab a cup and start to toss,                                            

You are drinking jitter sauce!                                    

Don’t you worry, you just mug,                                   

And then you’ll be a jitter bug! ”                                          

 

  “ Si tu veux être un jitter bug,

  Première chose, il te faut un mug,

À l’intérieur, du whiskey, du vin et du gin,

Brasse le tout et on commence.

Prend un verre et tourne et lance,

Tu es en train de boire du jitter sauce!

Ne t’inquiète pas, continue à boire, 

 Et puis tu seras un jitter bug! ”

 

Un peu avant la Deuxième Guerre Mondiale, le Jitterbug était très populaire. Les généraux américains en Europe répandirent la danse en dépit des officiers européens qui protestaient la danse car ils la considéraient barbare. 

 

 

Les mouvements 

 

L’homme se place en face de la femme mais un peu à sa droite. Il se place assez proche pour que la cuisse, la hanche et le milieu de sa poitrine touche à sa partenaire. Il prend sa main gauche et la place dans la main droite de la femme et place sa main droite sur son épaule gauche. Il fait un pas vers la gauche avec son pied gauche, puis son pied droit suit le mouvement pour atterrir à la même place. Le pied gauche se place derrière le pied droit, puis le même mouvement se produit sans cesse. Cette action se répète mais à une très grande rapidité car la musique est très entraînante et rythmée. Les danseurs doivent être détendus et peuvent s’amuser en y rajoutant leurs propres mouvements: des sauts, des pirouettes, des tours et des mouvements spontanés sont ce qui rendent la danse spéciale. Il faut un grand niveau d'énergie pour pouvoir effectuer la danse correctement.

 

 

La symbolique

 

La danse est une expression d’un état de bonheur, un simple acte pour détendre les émotions après de longues journées de travail. Les danseurs se trouvaient dans des clubs de nuit à boire et à danser le Jitterbug pour s’amuser et oublier leurs soucis. Comme mentionné dans l’histoire de la danse,  celle-ci s’associe à une image de personnes saoules: ce n’est pourtant pas une ivresse désagréable, qui nuit aux capacités de danse de la personne! C’est un bonheur partagé et le tout est très amusant. 

 

Le costume

 

L’homme porte un costume très chic mais sans la veste d'habitude, pour permettre la liberté de mouvement des bras. La femme porte une robe courte, de n’importe quelle couleur et matériel ainsi que des talons assez courts pour ne pas nuire au déplacement rapide qu’il faut effectuer lors de la danse.